07/06/2005
Et de deux ....
.... nous revoilà mon corps et moi, et une deuxième fausse-couche à la clef...
c'est super ....
je recommençais à réver, à imaginer V. papa.
Je suis trop conne d'y avoir cru.
C'est bien fait pour moi.
J'ai eu deux fois recours à l'ivg.
Je paie l'addition.
deux ivg: 2 bébés à payer.
Merde là-haut .... si quelqu'un m'entend ..............
J'ai payé. C'est bon là. On est quitte non !
Peut être que je suis trop vieille pour faire un bb, peut-être que V. n'en veut pas vraiment .... mais je crois que je paie ma dette tout simplement.
Ca me ferait presque sourire tellement j'ai envie de gémir, comme une vieille bête, dans mon coin.
Il y a un ptit pyjama jaune dans l'armoire. Je l'avais acheté la fois d'avant.
Il est tout petit et tout doux;
Il ne sert à rien ni à personne au fond de l'armoire sombre.
Je vais le changer de place;
je vais le cacher dans ma tête, dans un carton sombre tout en haut de la dernière étagère , là où il y a d'autres cartons avec de vieilles étiquettes défraichies: - projets non aboutis, même pas tentés
- rêves brisés
- blessures discrètes
- blessures kifontencorepleurer
et d'autres cartons entassés là petit à petit, sans m'en rendre vraiment compte.
Ca fait un drôle de bazar et des fois je me dis qu'il faudrait que je range, mais quand l'idée m'effleure, les douleurs se déclenchent, la migraine qui me vrille l'esprit me dit de tout laisser, que je pourrai toujours ranger une autre fois...
demain ... je rangerai .
sûrement.
09:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28/04/2005
De ce qu'on croit que les autres voient .....
Je voulais faire une photo sur les peurs enfantines ....
je voulais illustrer la chose.
J'ai fait cette photo, persuadée que les gens allaient voir ce qui étaient évidence pour moi.
Personne n'a vu le profil de la sorcière et je croyais qu'on ne voyait que ça.
On a vu la main, on a sourit de gros minet et de lapin effrayés, on a pas vu la sorcière.
Parfois, et même tout le temps dans mon cas, je crois que n'avoir pas besoin de dire les choses parce qu'elles sont évidentes et se voient comme le nez au milieu de la figure.
Ce cliché m'a profondément remué, et fait réfléchir sur la communication...

Comme je me trompe ....
Faut que je dise les choses haut et fort, les messages subliminalement évidents ne le sont que pour moi.
à ce propos quelques lignes de Werber et de son encyclopédie du savoir relatif et absolu :
TENTATIVE
Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d'entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même ...
13:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Je m'habitue ...
à cette idée.
Y a une vie qui pousse dans mon corps.
C'est étrange.
Et puis y a ma soeur qui me dit que peut-être elle aura besoin d'une nouvelle greffe.
Et puis y a moi qu'ose pas lui dire que mon corps est enceint.
Et puis y a ma tête qu'écoute juste là " du courage " de la Grande Sophie. Le genre de refrain lancinant qui ne nous quitte plus de la journée. ( je ne connaissais pas avant les victoires de la musique, et puis j'ai commencé à écouter M.Chédid, et La grande Sophie avec son sourire envoutant )
Et puis mes prières qui s'élèvent vers ... le ciel ? .... pour que ma soeur remonte ses plaquettes, qu'elle arrête de chuter .... 76 000 ... faut qu'elle arrête , faut qu'elle arrête.....
Parce que je ne suis qu'une grosse égoîste.
Parce que j'ai les j'tons.
Parce que j'ai peur qu'elle meure, qu'elle nous fasse ça.
parce que je ne pourrai pas lui donner ma moelle osseuse cette fois....
parce que je ne peux pas le lui dire.
Merde.
mais ça va aller, y a pas de raison ... ça va aller ...
13:11 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20/04/2005
Conversation avec mon corps ....
_ ouh ouhhhhhh je suis là
_ hein qui me parle .... ?
_ ouh ouh, c'est moi, ton corps ....
_ mmmhhh toi ... et alors ??
_ on a fait un bb
_ je sais ... tu l'as laissé mourir
_ non ... un autre... j'attends un bb
_ ouais.... c'est ça .... t'as raison .... tu me prends pour une conne en plus ?
_ ben non. t'as pas senti ? nos seins en béton, nos envies brutales de dormir, le chat qu'est tout bizarre et ne vient plus se coucher sur notre ventre ??
_ ........................
_ tu dis rien ................
_ hmmm .........
_ c'est pas beaucoup
_ j'peux pas faire plus... il faut attendre.
Voilà, mon cher docteur m'a prescrit alors une prise de sang. J'ai rappelé le labo 2 h plus tard même si je savais déjà la réponse.
On aura un bébé pour Noel .... si tout se passe bien.
_ hou hou .... alors je te l'avais pas dit ?
_ si
_ alors pour nous ? on se serre les coudes ou pas, t'arrête de ne plus me parler, t'arrête de ne pas m'écouter ?
_ je crois qu'il faut .... je crois
_ merci, fais moi confiance, fais confiance, une confiance absolue en moi et ce bébé.
_ ok ... je remets mon esprit entre tes mains alors ...
_ arrête tes conneries, chuis pas Dieu et t'es pas Jésus
_ quel humour mon corps ! ou mon coeur devrais-je dire .... bon on fait équipe et on verra bien ....
Voilà, cette nuit , j'ai bien dormi, en paix...
Le temps fera le reste.
15:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12/04/2005
J'ai pris tout mon temps
Pour monter les escaliers qui me menaient à Mr Psy.
J'ai même pris des photos, ça donne envie hein ....

Un escalier étroit, un mur couvert de traces de mains, un pallier et une grille , des fois qu'on ait envie de s'éclater .....
Salle d'attente.
Une femme arrive. Je la sens nerveuse. Elle me parle ( j'en étais sûre ... ) me dit qu'elle est en dépression, qu'elle a envie de rien, qu'elle s'en sort pas. Et de me demander pourquoi moi je suis là... ohhhhh chais pas trop en fait ... on m'a dit de venir alors jsuis venue.
Elle me demande si elle pourra passer avant moi parce qu'elle ne se sent pas bien du tout. Je lui offre ma place, lui dis que je peux attendre, et elle n'arrête pas de me dire merci.
C'est gonflant.
Enfin mon tour.
Je dis bonjour au psy, la cinquantaine rondouillarde. Il me fait bonne impression.
Il me dit de me raconter.
....... croyez le si vous voulez , depuis hier soir j'ai une extinction de voix, on entent à peine ce que je dis.
J'y peux rien.
Ca le fait sourire.
Je survole du regard son environnement. Pas de boite de mouchoirs. Rien qu'un rouleau d'essuie-tout. Ben merde.
Une heure après m'être plus ou moins racontée, une heure après des hochements de tête et grognements il me dit ce qu'il en pense.
Me dit qu'il est psychiatre, qu'il faut que je comprenne qu'il est là pour enfermer les fous ( je jure que c ce qu'il a dit , texto ) et que je ne le suis pas.( folle ) ouf merci...
mais que, derrière mes sourires il sait et sent ma souffrance. Je lui dis que non non , je vais bien.
Qu'il va me confier à sa collègue psychologue , que je peux l'appeler le jour, la nuit, dès que je sens que je craque, que je serais mieux avec elle. C'est une femme, c'est mieux.
-Ha bon, dis-je ( là je me taperais , ça résonne les habons de Roseline Bachelot.
Voilà, je me suis racontée à machin qui me file à machine et à qui faudra tout redéballer.
Je n'ai même pas pleurer.
De toutes façons il n'avait même pas de mouchoirs ce con.
J'ai pleuré toute seule dans ma bagnole, y avait la positive attitude de Lorie à la radio et je reniflais comme un porc parce que j'avais pas de mouchoir !!!
Et alors là, à la douane le douanier m'arrête me fait signe de descendre ma vitre . Ce qui est une plaie quand on connait les R5, ben oui, moi môssieur, je me démonte l'épaule pour tourner la manivelle, j'appuie pas sur un bouton.
- destination s'il vous plait
- frrgrffff la positive attituuuuuude ......snifffffrrfffrr.... chez moi ....frrrsnifrr.... laaa positiiiiive attiiiituuuude .....
-
- c'est bon vous pouvez passer
Je crois qu'il ne m'a même pas entendue , je suis quasi-aphone.
Redémontage d'épaule,
ben oui .... je vais chez moi, je sors de chez mon psy , connnnnnnnnaaaaaaaaaaaaaaaaard.
C fou cque chuis volubile quand y a pas de courant d'air.
je ne dis plus que je viendrai demain, je viendrai quand je viendrai.
special thanks gobelune,celine, la fee, ophelie, laurent et les autres.
ps) toujours avoir une boite de mouchoirs en voiture, voire un rouleau de pq ou autre.
16:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07/04/2005
La vie ça va, ça fait des hauts
ça fait des bas aussi ...
Bien longtemps que je ne suis pas passée,
je suis faignante je crois.
J'avais rendez-vous psy pour hier. Le docteur a annulé. Il est malade. Ce doit être un signe ... je vois des signes partout parfois.
Rendez-vous remis à mardi prochain.
Je vais y aller à reculons, je le sais.
J'ai pas envie.
J'ai pas envie de me mettre à pleurer devant un inconnu.
Et je vais pleurer, c'est sûr.
J'ai pas envie de parler.
Faut que j'y aille.
Tout le monde le dit alors ce doit être vrai.
Je vais y aller donc.
Avec mes kleenex sous le bras.
Fais chier .
Fais chier.
Ah j'ai enfin arrêter de saigner.
Enfin un truc positif. C'est cool .... j'ai saigné depuis le 24 janvier, ça s'est arreté 1 jour et ça a repris jusqu'à fin mars.
C'est magnifique je me dis les ressources du corps ... ma gni fi que .
J'ai tout le temps envie de dormir,
pour peu que je sois enceinte ... ça serait marrant tiens.
Voilà,
ça me fait du bien de récrire,
je reviendrai demain .
Surement.
mes pensées à ceux qui se préoccupent de moi.
c'est virtuel mais quand même réel.
13:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
09/03/2005
Encore un matin
encore une nuit,
Ce matin, il ne neige pas. Dommage, je commençais à m'y faire...
Cette nuit, le sommeil ayant décidé de me faire la gueule, j'ai lu. D'ailleurs, c'est fou ce que je lis ces temps-ci. Tout, divers et varié.
J'ai lu, durant ma nuit de pauvre insomniaque, " l'empire des rats ". C'est Estelle qui me les a filés ces bouquins sur les rats. J'étais pas trop tentée d'ailleurs et finalement, le deuxième bouquin se lit, se lit, jusqu'à pas d'heure.
J'avais peur de gêner V. et même s'il me dit que la lumière ne le perturbe pas pour convoler en justes noces dans les bras de Morphée ... je ne suis pas convaincue à le voir bougeronflersoupirer ... vague impression de perturber son sommeil.
Ce soir je mettrai ma lampe par terre, ça éclairera moins.
Hier je lui ai dis qu'heureusement que les livres existaient, pour se noyer dans les mots , ça évitait de se mettre à boire.... et en même temps que je parlais, je pensais que j'étais entrain de m'enliser dans des explications frolant la nullité absolue, mais pourquoi je disais ça ???
Evidemment il a tiqué et je lui ai dis de laisser tomber, que je racontais n'importe quoi. Il n'a pas insisté.
C'est vrai que je me noie dans les mots. Quand je lis je ne pense plus et je m'oublie. Alors je lis tout le temps, je me saoule de lettres, de pages. Tout le temps. C'est bien. Moins cher que du whisky. Mais ça fait mal à la tête aussi des fois.
Ma vie sexuelle, notre vie, se réduit à ... rien. Mon corps saigne. Depuis 13 jours. Le retour de couche d'après fausse-couche. Ce doit être pour ça que c'est long. Comme avant ça , j'étais en vacances dans ma famille seule avec les enfants ... ça fait bien longtemps qu'on a rien fait.
Lamentable.
Je suis lamentable et pathétique d'écrire ça.
Je m'en fous. C'est mon journal. C'est mon blog et je déblogue si je veux et de ce que je veux.
Je déteste mon corps. Il a m'a trahi.
Alors je lis. La lecture est pour mon esprit et j'oublie mon corps quand je me saoûle de mots.
pfffff........... quelle merde........
11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
04/03/2005
Jeux de foins
10:05 Publié dans vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01/03/2005
Ca va ... ? oui oui ça va .... Mais ... ça va ... ?
Les gens sont pénibles à demander dix fois la même chose.
Doc a examiné ma fille tout en me posant milles questions. Quand je pense qu'on dit que les hommes ne peuvent pas faire plusieurs choses à la fois ...
Je le regardais et me disais que son cerveau avait un côté féminin bien développé et ce fut même difficile à suivre comme interrogatoire-auscultation.
- .... pfff .... je suis désolé, ça va ?
* .... oui alors, Anaïs tousse et a du mal à respirer. Avant ça arrivait de temps en temps et là c'est plus fréquent
- ...hmmm, un terrain asthmatique, on va voir ça. C'est arrivé quand ?
* j'sais plus, la semaine passée
- non le bébé.
* ah ... fin janvier. Mais tout va bien, j'ai fait une écho et tout va bien.
-... ôte tout le haut et monte là-dessus .... c'est sûr, ça va ?
*oui oui ça va, tout va bien.
-tousse , respire fort avec la bouche ... ( retirant un côté du stéthoscope de son oreille ) vous avez eu un curetage ?
* non.
- mais comment ça c'est passé alors ...?
* l'hopital un samedi soir, l'écho et pas de coeur, rentrée à la maison et tout s'est déclenché tout seul. et je vais bien ... elle a vraiment une respiration sifflante par moment.
- purée toute seule ? avec les risques d'hémorragie... souffle là-dedans très fort et de toutes tes forces...voilà
* Alors c''est quoi ? pour Anaïs ?
- de l'asthme sans doute ... vous avez beaucoup saigné ?
* énormément, longtemps. J'ai pas été très vaillante pendant quelques jours mais le corps a des ressources ... si vous saviez
- écoutez on va faire un traitement de fond pendant un mois pour son asthme, et on se revoit pour faire le point. Entre temps vous me faites une prise de sang et vous me prenez du fer.
* mais ça va, je vais bien je vous assure.
- comment vous ont-ils laissé toute seule pour ça. Quand on perd un bb on ne laisse pas les gens dans la nature. Ca aurait pu mal finir.
* vous savez les hopitaux le samedi soir sur la terre sont plutôt surchargés, en manque de personnel, c'est pas leur faute. Et je n'avais pas envie d'être hospitalisée, je préférais vivre ça seule. C'est une affaire entre mon corps et moi.
- vous être sacrément solide en tout cas ( et là je savais qu'il faisait référence à l'an passé, à cette même époque, quand j'avais choppé cette saloperie d'infection nosocomiale à CHU pendant le prélèvement de moelle. Une fois de retour,j'avais perdu connaissance à la maison et le médecin de garde n'était autre que lui. Nous n'avions pas encore de médecin de famille et on l'a gardé. Il m'avait éxpédiée à l'hopital dans la foulée et me suivait de près depuis. Je crois qu'il m'aime bien. )
* solide ... oui, vous en doutiez, lui souris-je
- bon on se revoit dans un mois, dit-il en nous raccompagnant ... , autrement ... ça va ?
* oui oui, aurevoir.
Nous sommes rentrées tranquillement, en faisant un crochet par la pharmacie.
J'ai eu mal à la tête. Enfin non, pas mal vraiment. Juste comme si chaque mot, chaque bruit prenait une ampleur démesurée. Tout était plus fort et je me disais que je n'aime vraiment pas cette sensation. A la limite je préfère un bon vieux mal de tête qui vrille le cerveau.
Du coup avec tous ces bruits forts, j'avais du mal à faire les choses. Je sentais que V. me regardait. J'ai voulu me faire un café et j'ai dû mettre plus de temps, trop de temps.
Et je faisais autre chose, et zut , qu'est ce que je voulais faire ... ah oui, un café. Ca m'a pris du temps et V. s'en rendait compte. Il m'observait. Je lui ai dis : quoi ? *rien... ça va ?* oui je vais bien.
J'avais le sentiment de ne plus me souvenir de ce que je voulais faire d'une minute à l'autre ... et ce bruit de fond, les enfants qui parlaient fort fort...
* qu'est-ce que t'as ? ça va ? *
J'ai pris ma plus douce voix dans mon tiroir voix-pour-situation-périlleuse et j'ai doucement parlé - oui oui ça va , juste un petit mal de tête -
ce matin ça va mieux, je ne veux plus qu'on me demande si je vais.
et pour Celine je le dis : mon corps a perdu mon bb.
09:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28/02/2005
Devoir encore parler
devoir encore raconter parce que ce soir je vais chez mon médecin généraliste.
Ma fille est malade et j'ai pris rendez-vous pour elle.
Je me disais chouette on va parler que d'elle... mais au tel, il me demande comment se passe ma grossesse ( je ne l'avais pas revu depuis)
-heu .... enfin ... c'est à dire que j'ai fait une fausse-couche ( fausse couche, je hais ce mot. Fausse. Fausse-femme. Faussaire. Fausse-femme-enceinte.... tout est faux.) ...
....................................................silence d'un troupeau d'anges passant par là .....
-ohhhhh je suis tellement désolé ( en plus il à l'air sincère merde ), venez à 18:30 avec votre fille et on en parlera ... je suis vraiment désolé ....
- hon hon déglutis-je ................................ hàààà c'sooooir.
merde j'ai pas envie de raconter, je viens pour ma fille et pas pour moi.
j'ai pas envie de parler, mettre de faux-mots sur ma fausse-couche, user de faux-semblants.
merde merde merde.....
14:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18/02/2005
Va falloir
Je devrais faire mon repassage
je devrais arrêter de lire autant, de me noyer dans les mots.
je devrais aller hurler dans les bois pour me faire du bien à l'esprit
Je devrais préparer ma valise pour mon départ de dimanche. Me retrouver chez mes parents avec mes petits sera une bonne chose, ça va me faire du bien, du bien ..... du bien.
Mais je fais toujours tout à la dernière minute, mes courriers, mes papiers, tout , toujours en dernier. Je ne sais pas pourquoi, je me dis toujours que j'ai encore le temps. Ce doit être dans mes cellules qu'est inscrit ce penchant pour tout faire à la dernière minute.
Donc c'est plus fort que moi.
Donc je ne suis pas responsable.
..... comme c'est pratique .....!
voilà, petite note d'après-midi gris.
il va falloir que je repasse
il va falloir trouver une excuse pour ce soir
il va falloir faire ma valise et celle des petits.
Vivement qu'ils reviennent, ils ma manquent tant ....
va falloir ....
16:10 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
16/02/2005
Corps et esprit
Un peu de mal en ce moment avec la nourriture ....
oh pas grave, mais en fait, je ne sais pas si c'est un problème ou non. C'est étrange.
Depuis ma fausse-couche fin janvier, j'ai perdu l'appêtit.
J'aurais tant voulu ressentir ça au cours des régimes divers et variés que j'ai suivi jusqu'à maintenant. C'était si difficile de faire régime, de se priver alors que je salivais d'envie de bouffe tout le temps .
Et puis là, je ne sais pas comment s'est arrivé...
Il y a mon esprit et mon corps. Je le nourris de temps en temps, mais c'est parce que je le veux bien.
Je découvre un drôle de pouvoir. Ce n'est plus mon corps qui réclame. Il ne réclame plus, ne me donne plus les signaux de faim.
Je mens sur ce que je mange quand mon amour n'est pas là, je prétexte des maux de ventre pour ne pas passer à table.
Ca me fascine ce qui se passe dans ce corps.
Je suis ronde alors c'est pas grave.
Sûrement.
Je maigris. J'ai des gros pulls et ça m'arrange bien.
Il y a mon corps et MOI, mon moi.
Ce corps qui m'a lâchement abandonné, qui a laissé mon bb mourir.
Ah oui ct un embryon, c'est pas pareil, et puis 11 semaines ce n'est rien du tout ....
rien du tout .....
et pourtant il était bien là à l'écho, ses bras, ses jambes, son coeur arrêté.
Mon corps m'a laché.
Mon corps m'a fait mal.
Mon corps a " évacué" l'embryon, un soir de janvier, à la maison.
Je l'ai pris dans mes mains, au milieu de tout ce sang, de tout ces morceaux de viande morte, il y avait cette petite chose couleur chair,
la chair de ma chair au creux de ma main, et moi qui me balançait comme une autiste. Je n'ai pas pleuré, je ne ferai pas ce plaisir à mon corps.
Mon corps m'a laissé tombé. Depuis on s'est séparés.
Je le nourris si je le veux et quand je le veux.
Moins manger aide à penser plus.
Je pense beaucoup à plein de choses, mais plus à ce corps, plus à mon bb.
Je m'en fiche.
ça passe et j'ai même pas mal. J'en reviens pas de la force de l'esprit ....
La nourriture est un problème pour les autres, pas pour moi.
le regard des autres, le jugement peut-être ...
m'en fous.
Je gère et maitrise, le pouvoir sur ce corps de merde, c'est moi qui l'ai.
14:15 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
15/02/2005
Pause-café
Il est 17h41 et je vais me faire une ricorée ....
ça c'est le genre de truc vachement important à écrire dans un journal, ouais !!
Dehors ma titine est sous la neige et je vais devoir gratter tout ça pour partir chercher mon fiston à 20h !
Arghhh, Dieu des titines de plus de 20 ans, mes anges gardiens ( si vous n'avez rien d'autre à faire ( mais bon en même temps vous êtes mes anges à moi alors hein ... z'allez pas nous les casser et faire grêve comme ces enfoirés de la poste ou vous prendre des pauses syndicales heing !!) ), pourriez vous veiller à ma petite vie et petite voiture, histoire que je ne la pête pas !!
De mon côté, promets d'être très très prudente, si si !!!
à demain 
17:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un jour, en octobre 2003
Ma soeur m'appelle au tel et m'annonce cash qu'elle est très malade ( pfff ... encore me dis-je .... elle est tout le temps malade, elle a toujours un truc qui va de travers et à force ça me gave d'entendre son bulletin de santé)
Ce coup-ci c'est pas rien et elle me parle de leucémie. Je n'y crois pas trop mais bon, je lui dis que je pense à elle et à bientôt.
Seulement ça me vrille les neurones son truc... bon et j'envoie un email à son cher et tendre ( qui la trompe allègrement et lui à annoncer vouloir la quitter il y a juste un mois)
Il me confirme, que c'est grave, très grave.
Pour un coup, elle a une vraie maladie, MERDE !
Quelques semaines plus tard je vais la voir à l'hopital parce qu'après elle sera en zone protégée dans les jours à venir: le verdict est tombé.
Leucémie aigûe myéloblastique, LAM pour les intimes.
On se retrouve dans sa chambre.
Elle est pâle mais ça va, beaucoup d'hématomes fleurissent ça et là.
Son mari, ma plus jeune soeur et moi lui tenont compagnie. Je jette un oeil sur les papiers sur sa table de chevet. On y explique grosso-modo la maladie, et le traitement assorti des effets secondaires.
Ce jour-là, précisement, j'ai senti la peur. Celle qui fait se redresser les poils du cou. Cachée sous des blagues à 30cts d'euro, elle était bien là, bien palpable.
On a parlé de la chimio à venir, de la perte des poils et cheveux, qu'elle allait faire des économies de crème dépilatoire.
On a blagué pour ne pas pleurer.
C'était le début, personne ne savait si la chimio allait fonctionner, mais je sais qu'à ce moment précis je pensais déjà à la greffe de moelle osseuse.
Elle était sereine parce que du coup son mari ne voulait plus partir. Sans doute pas pour les bonnes raisons, sans doute pas pour un retour d'amour pour ma soeur, mais elle, elle le croyait et c'est sûrement cela l'important.
La chimio n'a pas marché et en novembre on nous a demandé à mon frère , ma ptite soeur et moi de faire des tests de compatibilité tissulaire.
J'habitais à 600km de là et ce ne fut pas simple. Nous avons dû attendre 3 semaines pour que les résultats tombent enfin.
J'étais la seule compatible, c'était un miracle !
Le temps était compté, une tonne d'examens à faire. Tous au Chu et pas moyen de faire les tests chez moi. J'ai commencé mes voyages en train, passé des journées à me faire piquer, tester, cardiologuer ...
Elle, était très faible, avait perdu tous ses cheveux et portait maintenant une perruque. Elle était retournée à la maison quelques temps.
Le protocole de greffe est incroyablement complexe et quand on est pas dedans, on a du mal à s'imaginer la batterie de choses à faire.
Pour ma part je devais entre autres, me rendre au tgi qui se trouve à 120 km de chez moi pour voir le président du tribunal et lui donner oralement et par écrit, mon consentement pour le don de moelle.
Ce ne fut pas une mince affaire, sachant que le protocole de greffe ne pouvait commencer qu'une fois mon consentement écrit et paraphé par le président du tgi entre les mains du docteur chargé de ma soeur.
La date de greffe fut fixée au 27 janvier 2004. Ma soeur devait être irradiée pour tomber en aplasie complète, elle fut alors placée dans une bulle strictement stérile.
je suis rentrée au CHU le 26 janvier et après une anesthésie d'une heure 30, une poche de 75cl de ma moelle fut donnée à ma soeur.
Et puis quoi ... ?
et puis rien, moi je pensais naîvement que ce serait comme une potion magique, que , pfffft ... dans un souffle elle irait mieux.
Mais c'est pas vrai.
C'est pas vrai.
Je l'ai compris dès que je suis allée la voir, le lendemain.
J'ai eu du mal à rentrer dans la chambre.
J'attendais dans le sas. Masquée, gantée, blousée, stérilisée ..
Encore maintenant, de l'écrire, mes mains tremblent.
Les infirmières ont été compréhensives, me disant que si je ne me sentais pas le courage je pouvais repartir, après tout, elle ne m'avait pas vu encore.
Mais elle m'a sentie, elle a tourné la tête vers cette petite fenêtre dans la porte.
Je suis rentrée.
Je ne savais pas quoi dire ni quoi faire.
On ne s'est rien dit, on s'est juste accrochées l'une à l'autre comme sur un radeau en plein naufrage.
Des mercis qui se sont étranglés dans sa gorge, sont venus mourir dans mon cou.
Elle était si fragile, sa tête nue. Si pâle.
Si magnifique.
C'est la seule chose qui me venait.
" cque t'es belle tu sais ... "
Son corps torturé, un corps de cristal dans mes bras, j'avais si peur de lui faire mal, tellement envie de ne pas la lâcher.
A ce moment, de toutes les questions que je m'étais posée sur ce don n'avaient plus d'importance.
Je l'ai fait. Je ne me sens pas meilleure.
Je me sens moins inutile et aussi coupable de ce qu'elle subit maintenant.
Elle a eu ce qu'on appelle la maladie du greffon.
Greffon VS hôte, on dirait un mauvais procès.
Depuis cette date, elle n'avait plus rien avalé.
Ca a l'air de rien à lire comme ça, mais plus rien, rien, ne passe.
L'enfer c'est quoi pour moi ?
un mot, un concept .
Elle , elle la vécu dans chacune de ses cellules. un midi, au tel, elle m'avait chuchoté " j'en ai marre, je suis au bout "
et je ne savais quoi dire à part un débile " ça va aller ... "
Voilà, le prélèvment avait eu lieu.
Au passage, le CHU m'avait refilé une bactérie et dès mon retour elle a bien proliféré.
Docteurs, injections, questionnements , perte de connaissance, les urgences, l'hôpital ...
Je sais maintenant la peur, l'angoisse,l'humiliation,la douleur.
L'hopital est le meilleur endroit pour apprendre l'humilité et mettre sa fierté dans le dernier ruban qui ferme la blouse très " aérée " dont on m'a vêtue.
Nosocomiale.
Quelle drôle de mot non ? un combat qui commence contre l'entité CHU mais c'est ... une autre histoire.
et pour terminer sur une note souriante ...
je crois qu'avec la quantité d'antibio que j'ai eu dans mon corps, je ferais office de desherbant si j'urinais dans un jardin.
Elle va mieux maintenant, je crois qu'on a peut-être une chance de gagner.
Ses plaquettes sont à 100 000.
C'est peu...
mais elle se bat comme un beau diable et moi , quelque part aussi , en elle.
Son mari ne l'aime plus, et je me demande pour quelle part l'annonce du départ de son époux a pu être déclencheur de sa maladie....
je me demande ....
12:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14/02/2005
Rencontre sous la haie

Je soupçonne mon Moltès adoré de fricotter avec cette jeune bombe aux yeux bleus ....
nanméo ... elle le drague ou je rêve ????
17:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
-madame ... je crois qu'il y a quelquechose ....
Une banale mammographie en juillet dernier pour voir " si tout va bien"
Et là tout s'accélère avec son madamejecroisqu'ilyaquelquechose. Pas le temps de penser, prends toi ça dans la tronche .... rendez-vous pris pour le lendemain pour une cytoponction de mon sein gauche.
J’arrive 5 mn en avance,
Donne mon produit à la dame, un truc pour endormir mon sein je suppose.
Je patiente, regarde autour de moi … je patiente ….
Je choppe un magazine dans lequel j’apprends à mon grand désarroi que Jean-michel Jarre trompe Isabelle Adjani …
Ben merde alors, moi qui le croyais avec Charlotte Rampling :- / … c’est fou non ?
On nous cache tout et je ne suis jamais au courant de rien.
Je continue de feuilleter …
C’est fou ce qu’il y a comme pubs pour les soutifs …. C’est fou.
Ca fait bientôt une heure que j’attends …
Pas que je sois pressée, mais quand même.
Et puis ça pue.
Je ne sais pas depuis combien de temps, mais ça pue.
Je crois que c’est la dame qu’est rentrée tout à l’heure qui fouette.
En fait je m’en fiche un peu qu’elle pue.
Juste dans une salle d’attente, quand on rentre et que ça pue … c’est les autres qui puent, forcément….
Mais quand on est déjà dedans la salle, les autres qui arrivent pensent que c’est moi qui pue. Enfin, que potentiellement ça pourrait être moi.
Et ça m’embête quelque peu.
Ca sent le parfum bon marché qui couvre un je ne sais quoi de fin de marché aux poissons.
Infect.
On m’appelle,
Je me lève enfin, les fesses endormies et les poumons en apnée.
Assistante du docteur : - Vous accrochez vos vêtements là et passez dans la salle d’échographie.
J’opine du chef.
Docteur – Bonjour comment allez vous ? Installez-vous on va regardez ça (ça étant mon sein je prends déjà la mouche …)
Je m’installe donc, Docteur me tartine copieusement le sein et rive ses yeux sur l’écran à la recherche de mon nodule, il le trouve, ce qui est déjà un bon début.
Docteur – Vous allez voir ça ne fait pas mal, dé stressez-vous, me sourit-il.
Moi – En même temps, c’est pas pour vous faire de la peine … mais vous n’avez pas de sein, vous.
Docteur – hon, c’est vrai … mais c’est ce que mes patientes me disent.
Moi – Elles ne veulent pas vous faire de peine non plus elles.
Docteur – bon, déglutit-il. Alors, le produit …
Moi – c’est quoi ?
Docteur – c’est pour que vous n’ayez pas mal …
Moi – je croyais que ça ne faisait pas mal ?
Docteur – (un rien énervé) ben comme ça on en est sûr. Là, je pique … ça va ? Regardez on voit l’aiguille sur l’écran … vous voyez ? Je repique là aussi … hum, c’est plus profond que je ne pensais … ça va ?
Moi – hon hon …
Docteur – là ça s’endort. Je vais vous montrer mon engin.
Moi - ?
Docteur – je vous explique comment ça marche ?
Moi – non, merci … ( trop tard il me le fourre sous le pif, c’est un truc long d’une bonne dizaine de centimètres avec des trous sur les côtés, bref un truc pour psychopathe … j’ai la nausée.)
Docteur – je vais faire une petite marque pour savoir où piquer.
Je relève la tête pour regarder, le hic c’est qu’il ne m’a pas dit que ladite marque était faite avec un scalpel. Je saigne rouge et ai de plus en plus la nausée.
Docteur – ça va ? ouais ? Ah je ne vous avais pas dit que c’était un scalpel ? C’est mieux, ça fait un pré-trou…Détendez-vous, je l’enfonce …ça va vous avez peur ?
Moi – c’est surtout que vous ne m’avez pas dit que ça faisait un bruit pareil, un gros Clac comme un pistolet (oui pour moi les pistolets font clac …. Et alors ! ). Mais bon, ça va c’est fini ouf …
Docteur – hum, je ne suis pas sûr d’en avoir assez, j’y retourne
Moi – ah y en a pas assez ? CLAC
Docteur – ça va ? Vous savez il faut du matériel pour analyser et là, avec deux carottes …
Moi – plait-il ? Carottes ? Comme celles qu’on prélève sur la calotte glaciaire pour voir si les mammouths avaient bien de l’herbe à brouter ou un truc du genre ?
Docteur – yes, exactement ça, c’est la même chose …me grand-sourit-il … et là, j’en ai que deux.
Moi – deux quoi ?
Docteur – deux carottes, bougez pas j’enfonce
Moi – mais vous allez en prendre com …. CLAC … c’est bon là ?
Docteur – Vous savez ce qu’on cherche là ? (Non appelle moi conne) Je suis désolé mais encore une.
Moi – une quoi ?
Docteur – Ca – rot - te
Moi – à ce rythme là vous m’aurez retiré tout mon truc … et CLAC … purée, vous m’avez pas dit !
Docteur – dis quoi ?
Moi – que vous enfonciez le truc, vous m’avez fait peur !
Docteur – je crois que ça va aller là j’en ai assez.
Moi – excusez-moi. Je vous ai énervé.
Docteur - ?? …
Moi – vous en avez assez je vous ai énervé … désolée.
Docteur – j’ai assez de ca rot tes me sourit-il.
Moi – ah …
Docteur – Z’êtes pas un peu sur les nerfs par hasard ?
Il me sparadrate, me dit que ça va aller et que j’aurai peut-être le sein bleu et un peu mal quand ça se réveillera. Et les résultats dans une petite semaine.
Moi – ah ouais ouais de quoi psychoter tranquille au soleil.
Docteur – ben oui c’est vrai c’est pas facile mais ne vous inquiétez pas trop, me tapote-t-il l’épaule comme un vieux pote d’armée.
Puis ce brave homme de docteur me tend un petit paquet grand comme une boite d’allumettes et me dit d’aller la poster au bureau de poste qui est à deux pas.
Moi – c’est quoi
Docteur – Vos carottes …
Moi – ahhhhh, il faut donc que je les poste …
Bon je prends mes carottes et m’en vais dare-dare à la poste car mine de rien il est 17 :20 et demain c’est le 14 juillet.
J’arrive donc au bureau PTT, deux nanas derrière des vitres, une dizaine de personnes devant moi.
Je soupire, et mon moral remonte un peu quand je vois que Chronopost prend les colis jusqu’à 17 :30.
Je suis dans les temps et mes carottes partiront encore ce soir.
Pendant que je fais la queue, une dizaine de personnes s’est mise derrière moi, pour un peu on pourrait faire la chenille.
Enfin mon tour arrive.
Moi – infiniment souriante, je montre mon paquet que je passe par le petit sas prévu à cet effet.
Elle – c’est quoi avec une moue dégoûtée.
Moi – c’est marqué dessus, souris-je … (en tout cas l’adresse et même une demeurée qui voit Labo d’Anatomo-pathologie, devine qu’il y a des tissus humains dedans)
Elle – j’crois que vous n’avez pas le droit d’envoyer ça comme ça (purée c’est quand même pas du nucléaire mon paquet ….)
Et elle se retourne sur sa chaise, demande bien fort à sa collègue si on a le droit d’envoyer des tissus humains comme ça. L’autre rapplique, pour une fois qu’il se passe quelque chose. Elles me disent tout les deux que de toutes manières l’étiquette colissimo ne tiendra pas dessus et qu’il me faut acheter une boite en vente au comptoir pour mettre mon paquet dedans.
Moi – ok pas de problème, mettez-le dans une autre boite, déglutis-je.
Elles me mettent ma petite boite dans la grande, ferment le tout, et me tendent l’étiquette colissimo pour que j’y inscrive l’adresse.
Seulement, d’adresse, je n’en ai point. Le docteur m’a donné tout ça prêt-à-poster et l’adresse était déjà tamponnée.
J’entends derrière moi les grognements de mes congénères poireauteurs.
Ma postière défait le colis pendant que sa collègue repart enfin à son guichet.
Elle me glisse le ticket colissimo à remplir, je la regarde en souriant.
Elle – ah oui c’est vrai … et elle me met ma première boite contre la vitre de façon à ce que je puisse copier l’adresse.
Je lui redonne le tout, elle me demande 6,80 euros pour la boite.
Moi – ça part encore ce soir ?
Elle – non c’est trop tard, il est 17 :55, pourquoi c’est important ?
Moi – heu un peu et ça m’embête que ça reste 24 h ici et je suis arrivée bien avant 17 :30
Elle – hum, c’est à vous les tissus ? ( mais oui ma chérie... parle plus fort que tout le monde sache qu’il y a des bouts de mon sein entre tes mains …. Arghhh )
Moi – oui, lui murmure-je
Elle – Alors je vais le mettre sur le tas de chronoposte me dit-elle d’un air entendu comme si on était de grandes copines.
Je me sauve en la remerciant de la tête et retourne chercher mon compte-rendu et dire au doc que la prochaine fois … il aille poster lui-même ses carottes merde alors.
Je repasse par la salle d’attente où ça chlingue toujours autant, mais là, c’est les autres ça rassure …
Je récupère mon papier et m’en retourne chez moi, le sein en bandoulière, tout endormi, ce qui fait quand même un drôle d’effet.
Voilà y a plus qu’à attendre ….
ps) le temps s'est écoulé et les résultats, comme les feuilles mortes , sont tombés.
Je n'avais rien !!!!
14:05 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Du lacher-prise chez le coiffeur ....
Hier mon amour me massait la tête, passait ses doigts dans mes cheveux, très doucement .... à m'arracher des soupirs .....
Du coup, je pensais à chaque fois, chez le coiffeur, ce moment du passage au bac à shampooing.
Je ne ferme jamais les yeux.
Ou 1 seconde et pas plus.
J'adore ça, c'est si bon, mais je ne m'autorise pas à me laisser aller à ses doigts étrangers.
Alors j'ouvre les yeux et regarde le plafond. Luttant pour ne pas laisser échapper de soupirs, ne pas laisser la lecture si facile sur mon visage ...
Je ne veux pas me laisser aller parce que c'est un peu comme si je me retrouvais nue et sans défense devant cet être humain qui me procure tant douceur. Je ne veux pas qu'on me voie comme ça ... à prendre du plaisir.
De fait, je me gâche ce moment au lieu d'en profiter.
Je suis nulle, je sais ....je pense que je serais une mine d'or pour un psy .... :-)

11:29 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12/02/2005
Face à face ....
16:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Crise d'éculubrationnisme aggravé ...
Parfois je me dis que je devrais arrêter de me faire du mauvais sang ...
parfois je me dis que je devrais arrêter de regarder des films. Surtout les films catastrophehorreur américains.
Parfois je voudrais ne plus avoir de cerveau, mettre mes pensées sur " off "
Ce qui suit prouve que je suis une indécrottable anxieuse ... mais je promets de faire des efforts, de m'améliorer ...
je promets:
Rendez-vous à l'aéroport pour récupérer mon chéri à 18:30 ( il rentre de Londres où il était pour le boulot )...
18:25 : je suis là, postée aux arrivées et j'attends ...
Je regarde tous ces gens qui arrivent, leur visage s'illuminent à la vue de la personne qui vient les accueillir, c'est chouette à voir.
J'attends, je regarde ce couple qui s'étreint et je me dis que c'est bientôt mon tour.
J'ai le coeur qui s'accélère à chaque ouverture de la porte automatique.
Le temps passe et j'attends toujours, mon cerveau commence à élucubrationner ...
Il n'est pas là, il n'est pas dans l'avion.
Il ne veut peut-être plus rentrer chez nous, il a peut-être eu un coup de foudre et a décidé de rester là-bas ... ?
Les idées sombres s'accumulent dans ma tête comme les nuages sur la carte météo de Drevet.
J'attends toujours, ça va faire bientôt une heure, je me décide pour un interrogatoire en règle de l'hotesse des renseignements.
Elle me dit qu'il n'y a pas de vol en provenance de Londres à 18:30.
Je lui demande si elle ne me cache pas quelquechose, je sais pas moi ... un détournement, une explosion en plein ciel ...
Elle m'adresse un sourire modèle "gévudestinationfinalemoizossi" et me dit de ne pas m'inquiéter, que je n'ai peut-être pas bien compris l'heure ( jvais te casser la tronche toi si tu continues à émettre des doutes sur ma santé mentale ), ou que peut-être qu'il ne rentre pas ce soir ( grognasse ...si c'est pour me dire ça moi zossi je peux faire agence de renseignements )
J'angoisse un max, et pis voilà, j'ai même pas de portable pour savoir ce qui se passe...
Dépitée je rentre chez moi dans l'espoir qu'il y ait eu un appel...
j'écoute France Info des fois qu'il y aurait eu un détournement d'avion ...? un crash ... ?
Ca y est c'est malin, je pleure toute seule en roulant, déjà que je ne vois rien avec toute cette pluie qui tombe dehors, et ces phares et cette route miroir, vla que je pleut dedans ma bagnole.
Qu'est ce que je ferais s'il avait rencontré l'amour de sa vie, s'il me remplaçait parce que finalement ce n'est pas moi la femme de sa life ...
J'arrive chez moi.
Pas de message, rien.
J'appelle sur son portable: messagerie.
j'ai envie de vomir, j'ai le nez rouge, je pleut à verse.
Je rerappelle.. . ça sonne enfin ...
- t'es où ...?
- à l'aéroport
- Hein ?
- à l'aéroport, à Londres
-mais ... t'as loupé ton avion ?
- mais non, je t'ai dis 22:30
- ah ...
- me suis trompée d'heure ( damned ... )
- ça va ?
- hmmm à tout à l'heure
Je raccroche en reniflant, je regarde Moltès et le prend à témoin
- t'étais là hein, il avait dit six heures et d'mi et comme il articule pas bien j'ai pas entendu dix heures et demi...
- mmmaourrrrrrrrrrrr
- ha je savais bien que t'avais bien tout entendu comme moi, on va lui prendre rendez-vous chez un orthophoniste hein ... kestenpenses ?
- miiiiiiiaaaaouuuuuurrrrr
Sur ce je me suis mouchéelavée et reattendu l'heure de retourner à l'aéroport.
et je l'ai serré très très fort en remerciant le ciel pour la chance que j'avais.
14:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/02/2005
Moltès le chat
Moltès c'est mon chat.
Moltès à 7 mois, est fou des chouchous et petits élastiques à cheveux de toutes sortes qu'il subtilise à ma fille. Il fouille dans sa chambre, dans les tiroirs et les sacs et arrivent toujours à mettre la patte dessus ...

Il joue des heures avec le produit de ses vols, les lance, les fait virevolter, les délaisse pour mieux lancer des attaques fulgurantes, voire chirurgicales sur ces chouchous volés.... Il les cache sous le tapis et parfois on voit une bosse passer sous la carpette du salon: c'est Moltès qui recherche ses chouchous ...
Il est couleur du parquet, et quand il est sur le sol, il se caméléonne.
Il est miel, orangé, sable ... Les yeux tout pareil.
Dans une autre vie, il a dû être un moteur.
Il vibrrrrrrrrrrrre même quand il joue.
Il voit des choses que je ne vois pas, il doit toucher l'invisible du bout de ses longues moustaches, il parle aux mouches, est fou de mes chaussettes surtout quand mes pieds sont dedans.
Il attaque je ne sais quoi parfois, s'entraîne comme un GI, descend si vite les escaliers qu'il se mange régulièrement le mur d'en face.
Le soir, Moltès devient sniper, guette mes chaussettes dans le noir quand je monte au lit ... mais se fait toujours trahir par sa clochette.
Ce petit bout de métal le désert pour la chasse aux souris ...
Alors il me ramène des vers de terre qu'il dépose sur le parquet.
Et par ces temps pluvieux, les vers de terre sont faciles à chasser pour mon fauve.
J'aurai préféré des souris. Je le lui ai dis.
Alors il ramène pour varier, des araignées, énormes, noires. Celles-là, il les mange, les vers, il me les laisse dès qu'ils ne bougent plus.
Il a grossi, est tout doux avec son parquet-poil brillant.
Moltès est un amour de chat ...

17:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10/02/2005
Un jour, je n'étoufferai plus en passant un col roulé ...
enfant je croyais que cancer n'était que mon signe astro ....
maintenant je sais qu'il revêt bien des visages, montre toutes les facettes de l'être humain, nous renvoie à nos facettes-miroirs ...
miroirs miroirs ... montrez-nous ce que nous sommes ....
quand je pense cancer, je pense ma soeur, je pense LAM, je pense que des gens ont trouvé un mot de 3 lettres pour l'enfer ...
Je pense à ses peurs, celles qu'elle n'a pas dites.
A LA PEUR que j'ai entrevue dans ses yeux sombres, à ma peur, à mes discrets manques de courage, à toutes mes lachetes ...
A ce jour où j'ai failli ne pas entrer dans " sa bulle " si stérile où je n'étais qu'un microbe potentiel.
Il y avait cette porte, cette petite vitre comme dans ces cellules de prisonnier, cette seconde où j'ai regardé ma soeur si fragile, tête nue. Elle ne m'avait encore pas vue ... cette seconde d'éternité où je ne respirais plus derriere mon masque, où je voulais être loin loin ...
Et elle a tourné la tête, je ne crois pas qu'elle me voyait car une autre vitre nous séparait encore.
Je crois qu'elle m'a sentie ... et je suis rentrée dans sa bulle intemporelle....
Elle vit, je vis grâce à elle aussi, elle m'aide à avancer, mon sang a remplacé le sien. Son taux de plaquettes toujours bas nous rappelle que rien n'est encore gagné, mais une belle bataille est gagnée.
J'ai toujours cet étouffement quand j'enfile un vêtement, ce passage de l'étoffe sur mon nez qui me rappelle la petite vitre, la porte, la bulle, le masque, mon manque de courage....
un jour je n'étoufferai plus . Peut-être ....
A ma soeur greffée le 27 janvier 2004
11:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Est ce bien raisonnable ... ?
Mais mon Dieu .... qu'est ce que je fais là-dessus ... ? Pourquoi écrire ici ?
L'anonymat du net est si tentant.
En même temps, pouvoir dire les choses tout en restant incognito c'est plutôt .... rassurant ? oui. Rassurant.
Qui cela va t-il intéresser ??
on s'en fout ... ça va me faire du bien :-)
J'ai 41 ans ....
bon allez ...
bientôt, en juillet, 42.
Je suis divorcée d'un con ( d'ailleurs un ex, passe souvent dans la catégorie " con supérieur " ... je sais pas à quoi ça tient. ), pas complètement con d'ailleurs, quand même ... puisqu'il m'a fait 4 magnifiques enfants.
C'est juste depuis notre mésentente qui a fini en divorce qu'il s'est retrouvé en état de " connerie ascentionnelle " ( si , si , ça existe ! )
Il a refait sa vie avec Louise.
Ca n'a pas marché longtemps
Depuis il est avec Corinne.
Je croyais cette dernière intelligente... je me suis gourée.
C'est une pétasse. J'ai bien fait le tour de la question et je détaillerai un jour le pourquoi de mes propos. C'est une pétasse déguisée en femmebiensoustousrapports. Les pires.
Je n'ai pas refait ma vie, parce qu'on ne la refait jamais. J'ai tourné la page et j'ai commencé à écrire une histoire d'amour avec V.
Je l'aime, il m'aime.
On vit ensemble avec les enfants.
On voudrait un bb. J'ai fait une fausse couche ( j'aime pas ce terme .... fausse, ça fait roublard ) à 11 s. Ce fut difficile mais mené à la maison et pas à l'hopital avec un curetage... je suis soulagée.
Echo de controle et tout va bien ... alors je me prends à nouveau à espèrer.
Je ne sais pas si je suis tout à fait remise moralement, je ne sais pas .....
ça aussi il faudra que j'en parle pour exorciser, me vider... vraiment.
la prochaine note donc ....
haut les coeurs....
10:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note





